Jeremy Jay

“Jeremy Jay voudrait faire l’amour danser avec vous”. Voici le titre qu’avait choisi la blogothèque pour l’article chroniquant l’album “Slow Dance” en 2009. En une phrase, tout est dit.
Auteur déjà de 5 albums dont les magnifiques ”A Place Where We Can Go” et “Slow Dance”,  et d’un Ep, Jeremy Jay s’installe tranquillement, mais durablement dans la sphère musicale. Reconnu et soutenu par la presse musicale, il est moins connu du grand public. C’est pourtant un artiste important bien ancré dans son temps.

Sa musique peut être mélancolique ou joyeuse selon l’humeur, mais c’est avant tout une  musique appartenant au crépuscule et à la nuit.  Jeremy Jay est un grand rêveur et le rêve est un thème qui lui est visiblement très cher. Pour illustration, son premier album s’appelle “Dreamland” et le dernier “Dream Diary”, et aux regards des titres de chansons, les termes night, sleep, dream sont très présents. 
C’est un peu obsessionnel, et son inspiration provient en grande partie de ce que le rêve représente et raconte. Il n’est pas rare de trouver des morceaux absurdes comme Heavenly Creatures par exemple.
Un morceau de Jeremy Jay, c’est avant tout un rythme simple, quelques riffs bien sentis, une basse ultra présente et sa voix. Cette voix reconnaissable entre toutes, distille un chant nonchalant, langoureux, sur la corde. 
Force est de constater qu’il y a une véritable marque de fabrique Jeremy Jay et donc a les qualités de ses défauts. En effet, Nous pourrions ainsi lui reprocher de se répéter, de ne pas prendre de risque. Cependant, chaque album est très bon et à leur écoute,  ce que nous recherchons c’est Jeremy Jay. Rare sont les artistes qui , sans révolutionner la musique, peuvent se targuer d’être autant reconnaissables et surtout attendus pour ça.
Un dernier clip bien kitsch et je vous quitte.
Discographie (ordre croissant, de gauche à droite)
        
        
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Netherlands devient Pale Seas

Juste un petit mot pour vous informer que le groupe Netherlands vient de changer de nom. Il se dénomme désormais Pale Seas.
Pour plus d’informations sur ce délicieux groupe, je vous invite chaleureusement à relire l’article que je leur ai consacré il y a quelques temps ici.
Bons baisers
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Atlas Sound – Parallax

Sorti il y a quelques semaines, le dernier album d’Atlas Sound alias Bradford Cox est délectable. Il fait encore ici étalage de son génie.
Garçon très prolifique, puisqu’il avait proposé, en téléchargement gratuit 4 albums regroupés sous le terme générique de ”Bedroom Databank”, au mois de Novembre 2010. La force du leader de Deerhunter, est qu’il a su reconnaître dans la myriade de morceaux composés, ceux qui possédaient le plus grand potentiel en vue d’une sortie officielle.
Plus accessible, plus mature, plus proche de ce qu’il produit avec Deerhunter, cet album est composé de  douze morceaux puissants, intimistes, mêlant électronique , pop, ambiance et folk. Cet album est ce qu’il a créé de mieux sous le nom d’Atlas Sound. Tous les morceaux sont importants.
L’ouverture “The Shakes” est un tube pop et vous met directement dans l’ambiance.

Have fun!
  
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Mayer Hawthorne – How Do You Do

Lorsque j’écoute Mayer Hawthorne chez moi, ma chère et tendre fronce des sourcils et m’interpelle de la façon suivante “oh yeah! beau gosse! (intonation n’appartenant qu’à elle). On dirait du Poetic Lovers. Si c’était moi qui écoutait ça, tu te foutrais de ma gueule” … Je crois qu’elle a raison sur les deux points.
Cependant, depuis que Simon, un ami, m’a fait découvrir Mayer Hawthorne, je suis sous le charme.  La preuve, il s’agit du deuxième article que je lui consacre au sein de ce blog.
La musique de Mayer Hawthorne est suave, sexe, chaude, californienne, soul, rétro et bath. Ces chansons invitent  au repos à l’ombre d’un parasol au bord d’une piscine d’une villa située sur les hauteurs de Los Angeles. Un peu banal me direz vous!

Après un premier album A strange Arrangement plus qu’honorable, proche du bijou paru en 2009, How do you do, son deuxième, est d’un niveau supérieur . Fidèle à lui même, nous retrouvons sa principale référence :la musique noir américaine des années 1960.
 Plus orchestré, plus rythmé, plus varié aussi, How do you do est la bande sonnore parfaite pour des moments calins avec ce que vous voulez.  Sortie programmée pour le 25 octobre sur le label Hip hop Stones Throw, How do you do vous tiendra chaud à l’arrivée des jours froids.

NB: Si votre seule référence soul est Ben l’Oncle Soul, Mayer Hawthorne vous aidera à revenir vers la lumière. Il n’est jamais trop tard.

 

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Netherlands – Places to Haunt

S’imaginer “While My guitar gently weeps” des Beatles  ne finissant jamais, correspond assez bien aux anglais de Netherlands. A travers les trois morceaux présents sur leur Soudcloud, nous aurions tort de ne pas compter sur eux à l’avenir tant leur musique naviguant entre folk et dream pop,  est belle, romantique et planante.
Netherlands étaient en studio au mois de Septembre pour donner vie à leur premier Ep, produit et mixé par le duo  Jimmy Robertson et Demian Castellanos, connu pour avoir travaillé avec Anne Calvi, Big Pink ou encore Florence and The Machine. Autrement dit, du beau monde. Le premier single “Something or nothing” est en écoute sur le site du groupe.
La date de sortie est prévue pour Décembre 2011.  Je vous propose quand même de vous inscrire à leur news letter pour en savoir plus.
Pour information, le groupe est composé de 4 membres Jacob Scott, Zealah Izabella Anstey, Graham Poole et Matthew Bishop. Il sont originaire de Southampton, mais sont actuellement basés à Londres, et ne sont pas signés…pour le moment.
Enjoy!
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Peaking Lights – 936

Peaking Lights est un couple avant d’être un groupe. Il se compose d’Indra Dunis et d’Aaron Coyes. Ils ont déjà sorti un album en 2009 “Imaginary Falcons” et un Ep en 2010 “Space Primitive” sur le label Night people. “936″, est lui paru en Avril 2011 sur Not Not Fun Records
Leur musique est un combiné de Pop, de Dub, de Cold Wave et de Psychédélisme. Tout un programme qui fait peur.
Il n’est certes pas évident d’entrer dans leur musique tant elle est étrange et n’appartient qu’à eux. Mais après plusieurs écoutes, cet album devient irrésistiblement captivant. La basse omniprésente sur “936″ installe le rythme, la couleur et l’ambiance de chaque morceau et de l’album en général. C’est la véritable clé pour entrer dans cet album. Cette basse est accrocheuse, ces mélodies joyeuses et groovy.
La voix et le chant  sont entêtants, obsédants, s’aidant de la reverb et de la répétition de phrases pour tendre vers une atmosphère psychédélique. Il en va de même pour les guitares, les claviers, les percussions et les rythmes électroniques complétant un tableau déjà alléchant, qui fait de “936″  un de mes albums fétiches du moment.
936 transpire de légèreté, de joie, de nostalgie plaisante. Il suffit de regarder les titres des morceaux pour s’en rendre compte “all the sun that shines”, Bird of paradise, Summertime, Marshmellow yellow. D’ailleurs, cet album est le moins sombre, mais aussi le plus abouti de leur  discographie.
A noter qu’ils viennent de signer sur Weird World (Washed Out, Smith Westerns),une filiale de Domino records et que l’album sera donc disponible en Europe à partir du 21 Novembre 2011

 

Deux autres vidéos de Sound Builders visitant Peaking Lights
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Dans mon casque Vol.7 (2ème partie)

                                         

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Dans mon casque Vol.7 (1ère partie)

                                                  

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Back

De retour de vacances, je reprends du service dans les jours qui viennent. Je sentais poindre votre impatience.

Bisous les gens

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Bon Iver – Bon Iver

 Tenter d’écrire sur Bon Iver avec le martelage médiatique qu’il subit depuis la sortie de son deuxième album, la promotion effrénée faite par le groupe, la déception de voir tous ses concerts complets, n’est pas chose aisé, vous en conviendrez.
Mais bon, pourquoi pas au final. Moi aussi, je trouve cet album magnifique du début à la fin. Bizarrement, même en ayant écoutant le premier album un milliard de fois, je ne m’étais jamais penché sur son histoire, sur le bonhomme. Sa musique me plaisait et c’était suffisant.
A l’annonce de la sortie d’un deuxième album il y a quelques mois, j’ai ouvert l’inévitable article wikipédia ( sans toi que serions nous?). J’ai découvert les conditions, le contexte qui ont fait du premier album, ce qu’il est. Evidemment, connaître les raisons du pourquoi nous fait  apprécier sa musique différemment. Elle devient ainsi, encore plus intense, plus touchante.

 

Je commençais donc à trépigner sérieusement d’impatience.  La diffusion de Calgary n’a rien fait pour me faciliter la tâche.

Et le 21 juin 2011, bam. Bon iver dans la barre de recherche Spotify, après deux trois cliques, Perth était lancée.
Et depuis, je n’ai pas ou  presque pas arrêté de l’écouter. Tous les  morceaux sont beaux. L’ensemble est génialement orchestré. C’est un vrai travail de studio. Rien n’est laissé au hasard. Cet album a le souci de la perfection sans toutefois prétendre l’atteindre.
Surtout, Bon Iver réussit à passer le cap du deuxième album et ce malgré les critiques dithyrambiques qui ont accompagnées le premier album et auraient rendu plus d’un groupe trop sûr de lui. Les exemples se comptent à la pelle.
Je vous donne le lien pour écouter ou lire l’interview de Bon Iver sur NPR Ici

Dix raisons d’écouter Bon Iver, l’album:
1-  Le final postrock de Perth, à base de doubles pédales, agrémenté trompette beirutienne
2-  L’introduction groovy de Minesota, WI et son arpège (guitare et banjo)magnifique, fil rouge du morceau
3-La montée en puissance d’Holocene
4-La jolie ballade country qu’est Towers (J’aime la country, c’est de famille)
5- Les frissons que procure Michicant
6- Le clin d’oeil au film Rencontre du Troisième Type d’Hinnom, TX
7-Le piano hypnotique de Wash.
8- Calgary
9- le kitsch 80′s, l’utilisation du vocoder et la guitare incendiaire de Beth/Rest
10- La voix de Justin Vernon qui survole l’album.

  

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